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Question en attente de réponse

quelles émissions CO2 si achat en Espagne depuis 2006?

J'apprends aujourd'hui que depuis 2006 vous achetez votre électricité, au moins cher, à la SNET, filiale d'Endesa, Espagne, sans doute majoritairement issue de combustibles fossiles.
Il y a 7 ans vous répondiez sur la part issue du charbon de votre électricité que vous ne saviez pas, mais que vous achetiez 28% de "certificats renouvelables".
Aujourd'hui vous affichez un contenu CO2 (Grenelle oblige) de 53g/kWh. Comment pouvez-vous y arriver avec une part importante de fossiles pour 72% de votre consommation ?? Êtes-vous revenu à EDF ? Ou profitez-vous de la loi Nome pour racheter à bas prix une part de l'électricité d'EDF ??
Quel est votre mix ? Je l'ai cherché en vain sur le site. Il vous est nécessaire pourtant pour calculer ces 53g/kWh. Mais la page environnement est vide...
Je privilégiais jusqu'à aujourd'hui le train en France par rapport à la voiture ou l'avion pour raison climatique, pensant qu'il roulait sans CO2, est-ce que je (me) suis trompée ?

Brigitte Beuneu
Brigitte Beuneu

Réponses

Bonjour,

Aucun mode de transport en France quel qu'il soit ne roule sans émissions de CO2 (oui, même l'électricité d'origine nucléaire produit du CO2, émissions produites aussi bien lors de la consutrction de la centrale, de l'extraction, de l'acheminement, de l'évacuation et du retraitement du combustible, du démantèlement de la centrale).

Réponse de la SNCF sur ce point du rapport de la Cour des Comptes :

"Concernant l’étude ADEME réalisée en 2008, les hypothèses retenues pour l’origine de l’électricité consommée par les TGV ou pour les taux de remplissage des différents modes de transport avaient été validées par un comité de pilotage, incluant notamment des représentants de la Direction générale de la Mer et des Transports (DGMT) et de la Direction de la Recherche du Ministère des Transports, Centre de Prospective et de Veille Scientifiques et Technologiques (DRAST). Différents tests de sensibilité avaient été réalisés, en fonction de valeurs extrémales pour ces paramètres. L’ensemble des résultats, favorables ou non aux TGV, a été présenté dans la synthèse publique de l’étude.

Ainsi par exemple, pour l’origine de l’électricité utilisée par les TGV, l’analyse retenait deux possibilités : une électricité au faible contenu carbone, produite par EDF (48 gCO2/kWh en 2005), et une électricité au contenu carbone moyen, disponible sur le marché européen de l’électricité (344 gCO2/kWh en 2005, selon l’Agence Internationale de l’Énergie, pour l’UE-15). On montrait ainsi que les émissions globales de gaz à effet de serre des TGV varient fortement selon l’origine de l’électricité, pouvant atteindre 27 gCO2/voy.km en retenant le mix européen, contre 23 gCO2/voy.km pour l’autocar (synthèse de l’étude publique p. 15 à 17).

Par ailleurs, le rapport de la Cour privilégie dans son analyse une méthode dite « approche fournisseurs », qui vise à tenir compte des moyens de production d’électricité de l’entité à laquelle le client (la SNCF par exemple) achète son électricité. L’ADEME a commandé une étude sur ce sujet, en 2012, qui sera disponible d’ici la fin de l’année. Dans ses conclusions provisoires, l’auteur émet de fortes réserves sur la pertinence d’une telle approche méthodologique. En effet, il met en évidence que chaque fournisseur produit une partie de l’électricité (qu’il revend à ses clients finals) à partir de plusieurs moyens de production et achète le reste à d’autres fournisseurs. Son propre mix énergétique, les émissions et le facteur d’émission relatif à sa production sont relativement faciles à calculer. Par contre, les émissions totales associées à l’électricité qu’il revend (et donc son facteur d’émission en tant que fournisseur et pas seulement producteur) dépendent du facteur d’émission de chacun de ses fournisseurs, qui se trouvent dans la même situation d’ignorance sur leur facteur d’émission fournisseur. D’autre part, ces facteurs d’émission à base contractuelle ont une logique avant tout juridique, où la responsabilité des acteurs en termes d’émissions est liée à leurs achats et à leurs contrats. Or, une approche basée sur la distribution physique de l’électricité, tenant compte des moyens de production et du réseau, conduit à affirmer que l’électricité fournie à un utilisateur via le réseau est issue en principe des unités de production géographiquement proches de lui et avec lesquelles il est relié.

C’est pourquoi la méthode privilégiée pour quantifier le contenu carbone de l’électricité reste basée sur la prise en compte des moyens de production qui fournissent effectivement l’électricité consommée sur le territoire national. En France, cette méthode est affinée en distinguant différents usages de l’électricité, qui ont chacun des saisonnalités différentes et sollicitent donc différemment le parc de production (méthode dite « par usage »). Selon cette approche, la valeur publiée disponible est de 53 g CO2/kWh pour la France métropolitaine (valeur 2012 issue de la base de référence pour l’information CO2 des transports : http://www.basecarbone.fr/) sachant que le facteur d’émission retenu dans l’étude de 2008 variait de 48 à 101,7 g CO2/kWh. Â noter que cette valeur n’est pas destinée à servir à une étude prospective telle qu’un projet de nouvelle ligne à grande vitesse. Elle doit être utilisée pour la quantification d’émissions de l’année en cours ou passée et répond à une logique bilan et non pas projet."

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