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Question en attente de réponse

Métier conducteur de train

Bonjour, je voudrais savoir si avec un bac STI2D nous pouvions réaliser le metier de conducteur de train et j'aimerai avoir plus de renseignements précis sur le metier, la formation, l'accessibilité de ce metier ( plus de précision que sur la fiche de metier). Merci de votre compréhension en espérant une réponse

Réponses

Cassandre COMES
Cassandre COMES

Sur les rails, le conducteur de train règne en maître. Vitesse, signalisation, intempéries... rien n'échappe à sa vigilance. Mais son travail commence bien avant le coup de sifflet du départ.

Nature du travail

Contrôle total

Avant de partir, le conducteur de train contrôle, à l'aide d'un tableau, la vitesse à ne pas dépasser, la distance de freinage, la charge du train et le nombre de voitures. Il vérifie l'état et la sécurité de la ligne et procède à des tests sur le bon fonctionnement du train.
Deux fonctions possibles

Le métier recouvre deux fonctions distinctes. Le conducteur de manoeuvre, sur chantiers ou lignes, participe à certaines opérations sur rames et engins moteurs. Le conducteur de ligne qui fait rouler des trains de voyageurs ou de marchandises.
Une attention constante

Pendant le trajet, de nombreux voyants et des appareils de mesure et d'alarme renseignent le conducteur sur la locomotive. Celui-ci fait attention à toute la signalisation extérieure (qu'il doit absolument respecter), aux travaux ou obstacles sur la voie, aux conditions atmosphériques...
Procédure à suivre

Si un problème survient malgré les essais techniques, la réaction du conducteur doit être rapide et adaptée. Il applique la réglementation d'usage (alerte radio, protection des voies), voire effectue certains dépannages. À son actif aussi des tâches administratives.
Compétences requises

Sang-froid et bonne santé

Lorsqu'une rame tombe en panne et que les alarmes sonnent simultanément, il ne faut pas céder à la panique ! De bons réflexes et une grande vigilance sont indispensables. Les longues heures passées seul en cabine, les horaires décalés, les manoeuvres... réclament un solide équilibre psychologique et une excellente santé.
Bien voir pour réagir

L'attention soutenue requise pour la lecture des panneaux ou pour vérifier que les voies sont libres nécessite une acuité visuelle sans défaut. Toutefois, que les porteurs de lunettes ne se découragent pas : il existe une norme avec correction.
Connaissances en électricité

Des compétences en électricité se révèlent précieuses. Par exemple, pour surveiller les nombreux appareils de pilotage et de contrôle : manipulateurs de commande de l'électricité, ampèremètres, voltmètres, manomètres, cylindres de frein... Un strict respect des procédures de sécurité et des règles techniques de conduite permet également d'éviter les accidents. Ce qui exige une organisation rigoureuse.

Lieux d’exercice et statuts

À l'heure de l'électronique

Le conducteur de train s'adapte aux systèmes électroniques. Les signalisations, la vitesse à ne pas dépasser... s'affichent sur un écran. Des sonneries régulières préviennent le risque d'endormissement au volant. De nombreux voyants le renseignent sur les dispositifs de pilotage.
Faire face à l'imprévu

La profession ne connaît pas la routine. Le conducteur, généralement employé à la SNCF, fait face aux imprévus entraînés par chaque nouveau voyage, chaque nouvelle manoeuvre. Seul maître à bord de son train, il gère des situations parfois difficiles : personne marchant sur les voies, alimentation électrique interrompue... Il communique par radio avec son autorité pour chaque intervention.
Disponible 24 h sur 24

Le quotidien du conducteur de train : travail posté et horaires irréguliers. Il travaille de nuit, les dimanches et jours fériés. Il peut être appelé en dernière minute pour remplacer un conducteur défaillant. Selon sa destination finale, il rentre ou pas chez lui après son service. Toutefois, la réglementation lui interdit de passer plus de 2 nuits hors de son domicile.
Salaire

Salaire du débutant

De 1600 à 2800 euros brut par mois.
Intégrer le marché du travail

Du TER au TGV

La carrière se déroule au sein de la filière traction de la SNCF. Une jeune recrue débute sur les trains de marchandises ou de banlieue avant d'être placée sur des lignes de moyenne importance. Au bout d'une dizaine d'années, l'agent peut devenir conducteur de ligne principale (seul habilité à prendre les commandes d'un TGV) ou s'orienter vers un poste d'encadrement.
Des emplois selon les besoins

Les recrutements dépendent des besoins régionaux. Toutefois, on prévoit l'embauche de 1 000 conducteurs en 2007. Le trafic de marchandises par voie ferrée (ferroutage) a beaucoup diminué en raison de la concurrence de la route : 12 % par rail et 80 % par route. En ce qui concerne le fret, les créations d'emplois sont ralenties mais l'ouverture à la concurrence et le développement du ferroutage devraient redynamiser le secteur.
Promotion en attente de poste

L'évolution de carrière est parfois subordonnée au passage d'un examen. Et en cas de succès, la nomination ne suit pas forcément. Le candidat doit rester dans son poste jusqu'à ce qu'un autre poste, correspondant à ses nouvelles fonctions, se libère.
Accès au métier

Il faut d'abord être recruté par la SNCF, puis suivre une formation interne à l'entreprise. On peut se présenter avec un diplôme de niveau V (ex : Cap), mais un bac (scientifique ou techno STI2D (développement durable)) est conseillé ou un bac pro ELEEC, MEI, ainsi que tout diplôme reconnu équivalent dans l'Union européenne.
Niveau bac
Accès : sur CV et dossier ; visite médicale ; tests de connaissances ; tests psychotechniques ; entretien de motivation.
Formation : d'une durée allant de 4 mois (pour le conducteur de manoeuvre) à 1 an (pour le conducteur de ligne), elle est assurée dans les établissements traction de la SNCF et est rémunérée. À la fois théorique et pratique, elle inclut un contrôle continu sanctionné par un examen... pour devenir (ou non) conducteur. La SNCF propose également différents examens pour l'évolution de carrière de ses agents.
Témoignages
Gilbert, conducteur de TGV
À grande vitesse !

"Je sillonne la France à toute vitesse. Lorsque le TGV file à 300 km/h, je suis constamment en alerte. Contrairement à une idée reçue, il n'y a pas de pilotage automatique du TGV ! Il faut surveiller, comme le lait sur le feu, les nombreux paramètres de pilotage et de sécurité. En cas d'obstacles imprévus sur la ligne, il faut savoir réagir avec sang-froid et rapidité pour éviter tout incident."
(24/10/2007)
Ressources utiles
http://www.emploi.sncf.com
Site Internet de la SNCF (espace recrutement) + (rubrique découvrir les métiers de la SNCF)
Publications
Publications Onisep
Les métiers du transport et de la logistique
collection Parcours, Onisep
parution 2013

Cordialement,
Cassandre, PDG de TGV PRO

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